Mon histoire : Marie-Ève, alias Marie Lotus
Un parcours marqué par les épreuves, la quête de sens et l’amour du corps en conscience.
Pourquoi avoir choisis le nom Marie Lotus ?
Ce surnom m’a été donné à cause de mon amour pour la fleur de lotus, symbole de résilience.
Le lotus pousse dans des environnements difficiles, comme les marécages, et parvient malgré tout à fleurir dans toute sa splendeur. C’est aussi une fleur emblématique en Asie, un endroit cher à mon cœur.
J’ai découvert cette symbolique lors de mes nombreux voyages en Thaïlande, où j’ai obtenu ma certification en enseignement du yoga. Pendant des années, j’ai aussi été passionnée de Muay Thai – un art martial qui m’a permis de repousser mes limites. En 2011, j’ai même participé à un combat amateur ! Mon conjoint est également combattant et enseignant en Muay Thai.


Une épreuve qui a tout changé
En 2013, ma vie a basculée.
À mon retour d’un voyage d’entraînement en Thaïlande, j’ai vécu une expérience bouleversante : une rupture d’anévrisme cérébrale.
J’avais 31 ans et j’ai passé un mois aux soins intensifs, entre la vie et la mort. Mon état de santé physique m’a sauvée, mais cet événement a transformé ma vision de la vie.
Aujourd’hui, à 42 ans, je vis toujours avec trois anévrismes, mais je suis en meilleure santé que jamais. J’ai choisi de faire confiance à la vie et de prendre soin de mon corps et de mon esprit de façon holistique.
Une leçon de vie
Lorsque l’univers du fitness a détruit mon corps et mon mental…
Après ma rupture d’anévrisme en 2013, j’ai décidé en 2014 de participer à des compétitions de fitness, pensant que cela me permettrait de me reconstruire, de me distraire et de retrouver une certaine forme de contrôle sur ma vie. Ce fut une manière de fuir la douleur émotionnelle et le trauma que je venais de vivre, sans vraiment réaliser les conséquences sur ma santé.
Je m’engageais à fond dans ces compétitions, cherchant à dépasser mes limites physiques, à atteindre la perfection, sans prendre conscience que ce mode de vie allait avoir des répercussions bien plus graves sur mon corps. Mais cette quête de performance m’a finalement épuisée. J’ai développé des problèmes de digestion, des dysfonctionnements métaboliques et de la fatigue chronique. Mon corps, déjà fragilisé par l’anévrisme, ne pouvait plus suivre.
J’ai compris, après coup, que mon désir de me distraire de ma souffrance m’avait conduit à une forme de violence envers mon propre corps. Cette expérience m’a appris que la guérison ne vient pas d’un excès de performance, mais de l’écoute, de l’équilibre et de l’amour que l’on se porte à soi-même.

De l’anxiété à la sérénité
J’ai également traversé des années marquées par l’anxiété chronique et les crises de panique depuis mon enfance.
À l’époque, je prenais des médicaments et j’en ai pris pendant plus de 18 ans! J’ai cependant finalement trouvé une autre voie : une alimentation adaptée à mes besoins, le yoga, le développement personnel et la spiritualité et je vais bien aujourd’hui.
Toutes ces expériences m’ont donné une profonde compassion pour les personnes vivant avec des défis physiques ou émotionnels. Je crois sincèrement que pour comprendre, il faut l’avoir vécu. C’est ce vécu qui fait de moi une thérapeute plus à l’écoute, plus empathique, et mieux outillée pour t’accompagner.
Merci de faire partie de ma communauté et de partager ce voyage avec moi.
